De la crédibilité de l’expert et de son mandataire.

Dans le cadre des procédures concernant l’achat du trinquet Balaki le Maire avait mandaté deux experts afin d’évaluer l’immeuble.

Nous avons relu avec attention les deux évaluations réalisées et sommes très étonnés des pièces de celle réalisée par Monsieur Lassalle.

Sa mission a fait l’objet d’un contrat d’expertise signé à la fois par Roger Gamoy et par l’expert. Vous pouvez prendre connaissance de ce contrat que nous publions. Ce contrat stipule la chose suivante « le demandeur précise que cette expertise va servir pour sa succession et qu’il s’engage expressément à ne l’utiliser qu’à cet effet et de façon exclusive ». N’êtes vous pas étonné, interpellé ? Le demandeur Maire d’Itsasu nous précise que l’expertise va servir pour sa succession ! sa succession de Maire ou sa succession personnelle ? a-t-on à faire à une plaisanterie ? Il s’engage en même temps à n’utiliser cette expertise qu’à l’effet de sa succession et de façon exclusive (c’est écrit !). N’est-il pas alors légitime de s’interroger sur la validité du document transmis à l’autorité de justice administrative ?

Mais ce n’est pas cela le plus grave ! Graves la légèreté insouciante de l’expert (pour ne pas dire plus) et celle de notre éminent dirigeant. L’expert sait-il ce qu’il écrit et la Maire comprend il ce qu’il signe ? Ignorance, bêtise, incompétence, naïveté : les bras nous en tombent et nous restons sans voix !

Car il y a plus grave encore, question de santé publique. Dans la conclusion de son rapport Monsieur Michel Lassalle, ci devant expert prés la Cour d’Appel de Pau, écrit dans son rapport : « toute vente doit être précédée de l’établissement de rapports techniques. La valeur objet de notre mission, est liée aux résultats de ces rapports. N’en disposant pas, il conviendra de moduler les valeurs trouvées en fonction des dits résultats ».

Nous allons être très clairs : Monsieur Michel Lassalle tout expert prés la Cour d’Appel soit-il est un menteur ou si ce n’est pas le cas il s’est fait manipulé.

Lors de la vente d’un immeuble bâti dont le permis de construire est antérieur au premier juillet 1997 il est nécessaire de fournir un repérage des matériaux et produits contenant de l’amiante, mais pour un ERP (établissement recevant du public) tel le trinquet Balaki il suffit de fournir le dossier technique amiante de l’immeuble (document qui n’est pas lié à la transaction immobilière mais qui relève du code de la santé publique et du code du travail). Ce DTA a du être réalisé à la demande de Monsieur Philippe Neys avant décembre 2005 et a depuis été mis à jour en fonction des éventuels travaux effectués et de l’évolution de la réglementation en 2013. Il a par ailleurs et ce conformément à la réglementation été mis à la disposition des usagers et des professionnels utilisant le trinquet.

Nous sommes donc confrontés à plusieurs hypothèses :

  • Monsieur NEYS n’a pas fait réaliser le DTA.

  • Monsieur Lassalle a demandé communication du DTA mais cela lui a été refusé.

  • Monsieur Lassalle n’a jamais rien demandé contrairement à son engagement dans le contrat d’expertise qu’il a ainsi rédigé « le mandant autorise… l’expert à faire procéder à toute investigation technique…et en particulier sur la recherche d’amiante.

Dans l’attente de réponses et d’éclaircissements sur ces questions doit-on parler d’amateurisme, de manipulation, de complicité, d’incompétence ou de bêtise ?

Quant au second expert mandaté par le Maire, Monsieur Garreta, il n’est pas non plus exempté de sa responsabilité ou de la légèreté de ses écrits puisqu’il indique en page 7 de son rapport « amiante à vérifier ». A-t-il quant à lui demandé communication du dossier technique amiante ?

A croire que cette question et les réponses qui pourraient y être apportées feraient évoluer les chiffres de l’évaluation de l’immeuble à la baisse…nagerions nous en eaux troubles ?


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